

Sacrement de mariage
Vous serez alors accompagnés pour une préparation au mariage qui est indispensable d’un point de vue spirituel, liturgique et pratique.
L’objectif : réfléchir à la façon dont Jésus-Christ fortifie le sacrement du mariage.
Le prêtre qui vous accompagne au mariage va constituer le dossier de mariage. Vous serez amenés à fournir les pièces suivantes :
Une copie intégrale de votre acte de naissance
Une copie d’acte de votre baptême
En demandant le mariage, une femme et un homme qui s’aiment prennent une décision qui les engage pour toute la vie.
Pour vous aider à réfléchir à votre engagement vous rencontrerez un prêtre et serez invités à des soirées et une journée pour échanger sur votre projet de vie de couple et sur la signification de votre mariage en Eglise.
Le mariage comme sacrement et comme état de vie
La célébration du mariage a lieu avec l’échange du consentement conjugal. Le consentement est donné et reçu, de la part des parties contractantes, à un moment donné, mais il est à l’origine d’un état ou d’un mode de vie qui est permanent, et qui dure jusqu’à ce que la mort sépare ceux qui sont unis par le mariage. En un mot, le sacrement, étant quelque chose de transitoire, a néanmoins une signification permanente dans son effet, à savoir le lien conjugal. Et ce lien conjugal ou cette alliance par laquelle les parties contractantes deviennent des époux transcende le moment de la célébration et demeure. C’est ce qui est indiqué lorsque, dans la terminologie classique, on parle du mariage comme « se marier » (mariage in fieri, la célébration du mariage) ou comme « être marié » (mariage in facto esse, l’effet du mariage). Par l’alliance ou le consentement au mariage, une union est établie entre les parties contractantes d’une nature telle qu’ainsi « ils ne sont plus deux, mais une seule chair » (Mt 19,6 ; Gn 2,24, cité dans Entretiens 24). Dès lors, l’homme et la femme, tout en restant chacun des personnes singulières, sont une « unité de deux » dans l’état conjugal.
L' »unité de deux » qui se crée n’est pas un lien visible, mais un lien moral, social, juridique ; et il est d’une telle richesse et d’une telle densité qu’il implique, de la part des époux, une volonté de partager, en tant que tels, ce qu’ils ont et ce qu’ils sont. « Le Seigneur (…) a disposé non seulement la fusion de leurs âmes, mais aussi celle de leurs corps » (QCP 24). L' »unité de deux » fait référence à la totalité de la féminité et de la masculinité aux différents niveaux de leur complémentarité réciproque : corps, caractère, cœur, intelligence, volonté, âme. De telle sorte qu’en tant qu’époux, l’un et l’autre ne « s’appartiennent » pas, ils ne sont plus maîtres d’eux-mêmes, mais s’appartiennent ou font partie l’un de l’autre. Avec des mots qui font référence à saint Paul (1 Co 7, 4), saint Josémaria rappelle aux épouses que leur « devoir de paraître aimables est aussi actuel que lorsque vous étiez fiancées (…) car vous appartenez à votre mari », et il ajoute : « et lui-même ne doit pas non plus l’oublier car il est à vous et il conserve pendant toute sa vie l’obligation d’être tendre comme un fiancé » (QCP 26).
L’alliance matrimoniale est tellement ancrée dans l’alliance d’amour entre Dieu et l’homme, entre le Christ et l’Église, qu’elle est, en tant que telle, une véritable re-présentation et pas seulement un symbole de cet amour. L' »action de Jésus, qui envahit l’âme » donne lieu à un état ou à une manière de vivre qui doit « nécessairement » configurer l’existence des couples mariés, s’ils veulent répondre à la réalité dans laquelle ils sont insérés, et qui, peut être décrite comme « un chemin divin sur la terre ».
Une partie indispensable de la mission humaine et chrétienne des hommes et des femmes mariés est de faire de leur existence un signe visible de l’amour entre le Christ et l’Église. C’est la tâche la plus importante qui leur incombe, et qu’ils sont les seuls à pouvoir remplir pour répondre à ce qu’ils sont. « Les époux sont appelés à sanctifier leur union et à se sanctifier dans cette union. C’est pourquoi ils commettraient une grave erreur s’ils édifiaient leur conduite spirituelle en marge de leur foyer, ou en lui tournant le dos. La vie familiale, les relations conjugales, le soin et l’éducation des enfants, l’effort pour maintenir, assurer et améliorer la situation financière de sa famille, les rapports avec les autres personnes qui constituent la communauté sociale, tout cela correspond à des situations courantes auxquelles les époux chrétiens doivent donner un caractère surnaturel » (QCP 23). C’est la manière que Dieu a prévue pour que les époux se sanctifient et aident à sanctifier les autres : sanctifier par leur vie la réalité qui est déjà sainte en soi par la célébration du sacrement.
Pour les couples chrétiens, la sainteté et la vie, comme pour tous les chrétiens, ne sont pas des dimensions parallèles ; elles sont si étroitement liées qu’elles forment une seule unité. « Il n’y a pas d’autre chemin, mes enfants : ou nous savons trouver le Seigneur dans notre vie ordinaire, ou nous ne le trouverons jamais. Voilà pourquoi je puis vous dire que notre époque a besoin qu’on restitue, à la matière et aux situations qui semblent les plus banales, leur sens noble et originel, qu’on les mette au service du Royaume de Dieu, qu’on les spiritualise, en en faisant le moyen et l’occasion de notre rencontre continuelle avec Jésus-Christ ». Derrière ces paroles se cache, comme une raison profonde, le fait de l’Incarnation du Verbe récapitulant en Lui toutes choses (cf. Ep 1, 10), et au Corps duquel les chrétiens ont été incorporés par le Baptême.
Je souhaite me marier, quelles sont les démarches à réaliser ?
Vous êtes prêts à vous engager devant Dieu, l’un pour l’autre ? Alors prenez contact avec la paroisse de votre domicile, un an avant le mariage en général. Le prêtre vous indiquera les démarches à suivre.
Contact : Tel. 04 92 23 30 13
